Voici le discours que j’ai prononcé pour la commémoration de l’armistice de la Guerre de 14-18 à Rambouillet, au Perray en Yvelines, Auffargis, Coignières, Beynes, Maurepas, Saint-Arnoult-en-Yvelines, Montfort l’Amaury et aux Essarts-Le-Roi. Je l’ai adressé aux maires des autres communes de la circonscription.
Pour lire le discours :
Cette guerre 1914-1918 marque, encore, aujourd’hui, notre mémoire collective : notre drapeau reflète à jamais le rouge du sang de nos compatriotes, souvent jeunes, morts dans les tranchées de Verdun ou dans la Somme.
N’oublions jamais que devant ces fusils, derrière ses masques à gaz, derrière les noms inscrits sur nos monuments aux morts, il y avait des hommes. Des hommes avec leurs faiblesses, avec leurs projets de bonheur…Ils étaient nos semblables.
Saluons, inlassablement, leurs mémoires ainsi que celles de tous ceux qui ont su (conscients ou non) braver leurs égoïsmes pour que l’on vive heureux et que l’humanité puisse, enfin, concourir à sa destinée, le bonheur.
Ils ne sont pas morts pour rien, ils se sont sacrifiés pour nous. Ne les oublions jamais.
« Avoir la paix est source de toutes les faiblesses. Faire la paix est source de toutes les forces » cet avertissement de Charles Peguy vaut pour nous. Par chance, nous avons bâti en Europe les conditions d’une paix militaire durable. Pour autant, à nos frontières, où par l’action de ceux qui, aveuglée par leur terrorisme importent la violence sur nos territoires, nous devons toujours et encore, nous pays dits « riches », faire la paix !
mais cet acte – « faire la paix » – qui donne tant de force, est encore à réaliser sur le plan social.
Aujourd’hui, la paix semble installé durablement sur notre territoire, sur notre continent.
Mais la paix n’est elle pas autre chose que cette absence de guerre que nous vivons?
La paix requiert, réellement, la participation de tous, de toutes les catégories sociales, de tous les âges, chacun dans son domaine propre, chacun en harmonie avec tous.
La paix nait de la justice sociale. Nul ne peut se soustraire à ce devoir d’une importance si déterminante pour nos villes, pour nos campagnes et l’humanité toute entière.
Oui, aujourd’hui, il nous reste à instaurer durablement la paix véritable. Combien de souffrances encore ? Combien de personnes innocentes sacrifiées? Combien de silences assassins?
Oui, la paix reste à bâtir. Elle est plus que jamais d’actualité.
Soucieux de lier paix et justice, le conseil National de la Résistance, 22 ans après l’armistice, avait souhaité bâtir non seulement la résistance militaire à l’occupant, mais encore – et tout autant – un projet social dont nous nous inspirons encore aujourd’hui. C’est bien cet ensemble, de paix et de justice, que nous commémorons aujourd’hui, à travers le souvenir de ceux qui sont morts pour elles, et pour nous.
Vive la République
et VIVE LA FRANCE !
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